J’ai passé l’été à travailler dans une boulangerie-pâtisserie parisienne. Je m’ennuyais entre les environs de treize et seize heures. Je recevais un client toute les dix minutes. Je sentais le temps passer lourdement.
Un jour, qui avait commencé comme les autres, le même ennui, la même fatigue. Une jeune femme, très charmante m’a rendu visite. Elle avait pris une simple baguette et m’a payé en petites pièces. Elle m’a souhaité une bonne après midi et elle s’est retournée vers la porte. J’avais l’esprit dans le calcul de ses pièces et j’ai dû murmurer ma réponse. Elle s’est retournée en disant : Pardon ?
Je n’avais pas compris la situation au début. Il ne m’a pas fallu plus de trois secondes pour tout comprendre et préparer ma réponse. Et j’ai prononcé ces phrases : « Pardon, j’ai dis que vous étiez très belle, très charmante… Ah non. Je n’ai pas dis cela. Je l’ai juste pensé. J’avais simplement dit : bonne après midi ».
Inutile de vous décrire l’expression de son joli visage à ce moment là .
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