slt,franchement tu devrais respecter les religion parce que nous entons que musulman nous respectons toute les religions,je suppose que si ta monter cette image et vue ce que ta ecrit je dirais a 90% que tu a un avis negatif sur la religion sur islam ou une mauvaise image.si je peux me permettre de te donner un conseil renseigne toi bien avant d’avoir un avis.
Cordialement et bonne soirée.
La Mecque, le voyage le plus long
Du 9 au 14 février 2003, des centaines de milliers de pèlerins convergeront à La Mecque pour accomplir une des obligations fondamentales que tout musulman doit accomplir au moins une fois dans sa vie. Hommes et femmes mêlés, Indonésiens et Français, Américains et Pakistanais, Egyptiens et Maliens communieront ensemble sur le territoire saoudien et célébreront l’unité de l’oumma des croyants, abolissant le temps d’un voyage les différences de nationalités, de races et de classes.
Par Slimane ZeghidourCinq fois par jour, du lever du soleil à celui du croissant, un habitant sur cinq de la planète se déchausse, se lave le corps, étend son tapis de prière et, face à La Mecque, se prosterne. A tout instant, d’un bout à l’autre de la « maison de l’islam », le garçon qu’on circoncit, le couple qui s’enlace, le mort qu’on enterre se tournent vers l’unique ville au monde où l’on ne trouve plus trace d’un seul tombeau ou stèle. Fidèle au rigorisme, l’Arabie saoudite a tôt fait table rase du patrimoine architectural de la Terre sainte, ne laissant debout que le mausolée - caché derrière un grillage en argent doublé d’un épais rideau - du Prophète, à Médine… A Djakarta comme à Buenos Aires, en passant par Delhi, Karachi, Tachkent, Grozny, Paris ou Alger, la moindre mosquée abrite un mihrab, sorte d’abside orientée vers la métropole de l’oumma, la « mère-nation » du Prophète. La chair de l’animal ne devient licite que s’il a été immolé en direction du « Nombril du monde ».
L’horizon quotidien de l’oumma - prière de l’individu, orientation de la mosquée, de l’abattoir et du cimetière - dessine un cercle planétaire autour de La Mecque, elle-même centrée sur la Kaaba, le « Cube » érigé au milieu de la Grande Mosquée. Maison de Dieu, temple de l’humanité, l’édicule recouvert de brocart noir passe, selon la tradition, pour un marchepied du paradis. Il recèle, encastrée en son angle sud, la Pierre de la Félicité, une météorite grosse comme un pain de campagne. Le pain de l’âme. Effleurer, sinon embrasser, ce fragment d’Eden abolit toute souillure. Le premier cercle de gens priant face à la Kaaba forme la Poitrine de l’islam, là où l’on entendrait battre son cœur.
Prier à La Mecque. Un rêve, mais surtout une obligation pour tout croyant en état de l’accomplir. Cinquième et dernier « pilier » de l’islam, après la profession de foi, la prière, le jeûne du ramadan et la dîme (zakat), le hadj (pèlerinage) reste le plus difficile à accomplir. De fait, il ne suffit pas que le croyant soit adulte, sain de corps et d’esprit, disposant d’argent… Encore faut-il que la route soit sûre, qu’elle ne traverse aucun pays en guerre avec le pays d’origine du pèlerin… A cet égard, le XXe siècle aura porté un coup terrible au pèlerinage. Le mur construit autour de l’empire russe, de la Chine, de l’Albanie et de la Yougoslavie, la création d’Israël et le boycottage de l’Afrique du Sud auront privé de hadj près de 100 millions de fidèles. Il aura fallu que le rideau de fer tombe, que l’apartheid soit aboli, que la négociation avec Israël soit entamée pour que La Mecque redevienne le séjour de la maison de l’islam. En un siècle, grâce à la voiture et à l’avion, l’effectif global du hadj a été multiplié par cent, enflant de 15 000 à 1 500 000 pèlerins ! Qu’on imagine donc la population du Grand Marseille, cheminant comme un seul homme, huit jours durant, dans le sable et la rocaille, souvent par 45°C à l’ombre.
Le caractère collectif du hadj en fait un enjeu international. La Mecque a été le point de départ de plus d’une sédition islamique. Aussi, du calife omeyyade de Damas au roi Fahd d’Arabie saoudite, chaque sultan s’en est voulu le protecteur attitré, garant devant l’Eternel d’un pèlerinage « sûr », ouvert à tous. Mais voilà : elle ne peut accueillir tout le monde en même temps. Pour autant, l’organisation du hadj pose un défi constant à la maison des Saoud. Comment accueillir, canaliser, héberger, nourrir, soigner, bref, prendre en charge tout un peuple ? A cette fin, Riyad impose, depuis mars 1988, un quota par pays, à raison d’un visa pour mille habitants. Ainsi, sur un milliard de croyants, La Mecque en reçoit un million, plus un demi-million issu de la péninsule Arabique, non concernée, elle, par la limitation de visas (1).
Echappent également à cette sorte de numerus clausus spirituel l’Europe, la Chine, les Etats-Unis et… Israël. Au tournant de 1978, l’Etat juif, dont près d’un citoyen sur cinq se réclame de l’islam, a trouvé un compromis avec le royaume wahhabite. En vertu de quoi le candidat au hadj s’inscrit d’abord auprès du Conseil supérieur musulman de Jérusalem-Est. Il passe ensuite, par bus spécial, en Jordanie. Amman lui délivre alors un laissez-passer, occultant sa véritable citoyenneté, pour la Terre sainte de l’islam. Avec quelque 900 000 fidèles, la minorité arabe musulmane d’Israël ne devrait, en principe, bénéficier que de 900 visas. Elle en obtient facilement le triple ! En revanche, l’islam renaissant et désargenté de la défunte Union soviétique - celui d’Asie centrale, fort de 40 millions d’âmes, et celui de la Russie, où il représente, soit dit en passant, presque un cinquième de la population - ne peut encore fournir le quota auquel il a droit.
Le hadj se déroule du 8 au 13 du mois de Dhou El- Hidja - « Celui du Pèlerinage » - qui clôt l’année lunaire. Le jour musulman, à l’instar du juif, commence au coucher du soleil, et, le mois, au lever de la lune. Un trimestre avant le jour J, la masse des « invités d’Allah » prend le chemin de Sa Maison. Le visa du hadj ne garantit le droit d’accès, via Djedda, qu’au périmètre sacré - interdit au non-musulman - s’étendant de La Mecque à Médine. Djedda, seuil de la terre permise, tire son nom d’Eve, la « grand-mère » de l’humanité.
Le pélerinage de La Mecque Cliquez sur l’image pour voir les détails de l’illustration Un Guide du pèlerin, imprimé en 40 langues, dont le français, avertit que le visiteur doit s’abstenir durant le hadj, sous peine de sanction allant de l’expulsion à la peine capitale, de critiquer tel ou tel Etat, de susciter la polémique, d’arborer une pancarte, de lancer un slogan politique. On est donc prié de laisser au vestiaire les opinions et les préjugés, les passions, mais également, les vêtements profanes. Et, pour cela, tout a été prévu. Une « cité des pèlerins », à l’architecture futuriste mêlant structures d’acier et toits de toile évoquant les robes des derviches tourneurs, permet à chacun de prendre une douche, de procéder aux ablutions pour se vêtir de l’habit du hadj : l’ihram [1] (voir le lieu n°1 sur l’illustration ci-dessus) le costume « consacré » du pèlerin. Tissé de coton brut, blanc comme neige, vierge de toute couture, il se compose d’un pagne et d’un châle. Ainsi apprêté, l’invité de Dieu entre en état de sacralisation. Il ne doit plus négocier de transaction, se disputer - même à raison -, avoir de relations conjugales, chasser, tuer d’animal, pas même une mouche, couper une plante. Il lui faut se détacher de ce monde pour pouvoir humer le parfum de l’autre.
Puis, l’invité d’Allah saute dans un bus spécial, pour une heure d’autoroute, jusqu’à La Noble Mecque, la Mère des Cités, le berceau du Prophète [2]. Le car glisse sur l’asphalte. A main gauche et à main droite moutonnent des collines mauves, arides comme des casques rouillés. D’immenses panneaux publicitaires alternent avec des appels à la prière : Mitsubishi, Philips, « Allah pourvoit à tout », Sony, Lipton, Sofitel, « Louanges à Dieu ». Et McDonald’s, à l’entrée de la métropole de l’islam, de la ville natale de Mahomet, de la Maison de Dieu !
La Mecque, enfin. Le McDonald’s, debout, tel un vigile, à l’entrée de la ville, rappelle, si besoin est, le XXIe siècle, celui d’une Amérique envahissante jusqu’aux abords de la Grande Mosquée. Face à la Kaaba, une haie d’hôtels - Hilton, Intercontinental - scintille de mille feux : Breitling, Hollywood, Chevrolet, Kentucky Fried Chicken… Rien d’étonnant à cela : le hadj a toujours été un haut lieu du commerce mondial, et ce depuis l’Antiquité. Et Mahomet, au contraire de Jésus, n’a jamais chassé les marchands du Temple, ayant été lui-même guide-caravanier, avant d’épouser Khadija, la riche négociante pour laquelle il travaillait. Le négoce passe ici pour une si noble activité qu’une croyance populaire jure qu’au paradis les élus jouiront d’un jour de souk par semaine où chacun pourra assouvir le besoin de vendre, d’acheter, de marchander.
La Kaaba. Phare de la piété, assailli par une mer humaine démontée, le Cube arbore la kiswah, l’immense houppelande de brocart noir, brodée de fils d’or et d’argent. « Me voici face à toi, Seigneur, me voici ! », clame le pèlerin. Happé par le tourbillon de l’oumma, il gravite sept fois autour de la Maison de Dieu. Le sablier du hadj se met en branle. Le jour J, à l’aurore, le fleuve des invités d’Allah s’ébranle en un gigantesque tohu-bohu d’autobus, de carrioles, d’ambulances et de piétons, le tout survolé par une noria d’hélicoptères de la protection civile. Direction : la plaine d’Arafat, au sud de la cité sainte [4], en passant par Mina [3]. Arafat, la ville éphémère. Elle compte autant d’habitants que Paris intra-muros, et ne dure qu’un jour : des tentes partout, ignifugées, des autoroutes enjambées de viaducs, des drapeaux des cinq continents, des odeurs de curry, de pain chaud et de sueur, une chaleur écrasante et, au ciel, des hélicoptères qui guettent le moindre début d’incendie, le plus petit soupçon d’émeute. Le lendemain, arrêt sur la cuvette de sable brûlé, où Adam le déchu aurait « reconnu » (arafa) Eve. Journée de prière, debout, sous un archipel de guérites. Un jamboree grandiose, où voisinent, tout de blanc vêtus, l’Indonésien et le Maghrébin, le Français converti et l’Albanais reconverti, le Blanc et le Noir, le handicapé et l’athlète, l’émir et l’éboueur. Ferveur et humilité. Le sommet du hadj.
Le soir venu, l’oumma lève le camp d’Arafat. Le cortège entame son retour vers La Mecque. Une halte au vallon de Mouzdalifa [5], afin de ramasser une poignée de cailloux pour lapider la triple stèle de Satan [6]. Arrêt, enfin, au ravin de Mina. En souvenir d’Abraham, l’Invité immole un bélier. Au diapason de la ville sainte, le monde musulman célèbre ce jour-là l’Aïd-el-Kébir, la « Grande Fête » dite du Mouton. Le hadj a pour vocation de ramener le croyant à l’origine même de la Création, de l’homme et de la foi. Outre le souvenir d’Adam et d’Eve, premiers fondateurs de la Kaaba, la tradition y associe Abraham, qui aurait quitté Hébron pour venir y retrouver Ismaël, le fils aîné chassé par Sarah, afin de rebâtir le Temple de La Mecque et d’inaugurer le hadj. D’où le sacrifice du mouton dans le ravin de Mina, là où le patriarche aurait tenté d’immoler… Ismaël, l’ancêtre - biblique - des Arabes. La Mecque, alpha et oméga de l’islam, dernière étape avant le retour, avec le rite des adieux, Tawaf Al Wida’ [7].
Slimane Zeghidour
Grand Reporter à La Vie, auteur, notamment, de La Vie quotidienne à La Mecque, de Mahomet à nos jours, Hachette, Paris, 1989. Prix Clio d’histoire.
(1) Le voyage « le plus long » n’a pas de prix, mais il a un coût : 2 500 euros environ par personne. Outre l’aller-retour en avion et le prix du visa, il faut compter la taxe du hadj — 300 euros environ, que le royaume saoudien prélève en échange des facilités et des services qu’il offre sur place. Enfin, l’hébergement à chaque étape du pèlerinage. Avant de partir, l’Invité de Dieu sait déjà chez qui il va loger, quel bus il doit prendre, à quel contingent se rattacher. Une précaution d’autant mieux acceptée qu’elle répond à un double impératif de confort et de sécurité pour un pays d’accueil aussi exposé que l’Arabie saoudite. Désormais, il n’y a plus de pèlerinage qu’en groupe, organisé via une agence homologuée par Riyad et disposant d’un correspondant agréé sur place.
“La mec a son dieu qui va la défendre”, c’est ce qu’a dit le grand père de notre cher prophète (salla allah 3alayhi wa sallem). C’est ce que nous dirons, et renseignes toi qd cela a été dit et tu verras ce qui s’est passé dans la court de cet évènement.
En fait, on te dit oses le faire pr aller jusqu’à ces lieux et voir la grandeur de cet endroit peut être dieu fera naitre la croyance dans le coeur. Car dieu peut ammener sur le droit chemin ceux qu’ils désignera.
Bonsoir, j’ai vu ce que tu as écrit et tu as provoqué en moi une très profonde pitié, par ta non-intelligence qui est ma foi flagrante. Nous, nous respectons les religions, les personnes… Je suis vraiment d’ccord avec le commentaire de “artiste” renseignes-toi et tu verras ce qu’est notre religion, une très belle religion, ouvre-toi aussi sur d’autres cultures, change ta manière de penser..
Pauvre de toi, tu dois être une personne seule, sans rien pour te cultiver pour publier des choses pareils.
En espérant que par quelquonque miracle, tu deviennes intelligent et que tu changes ta façon d’être et de penser, bye.
Oh ! mes freres et soeurs je sais que vous ressentez de la colere à l’égard de cette triste image mais ne souhaitez pas le malheur à cette personne pauvre d’esprit ,ne dite pas de chose vulgaire à son égard car il est ignorant et comme toute ignorant il ne connait pas la sainte vérité .
Il est né ignorant ishallah qu’il mourra musulman >>AMIN
Que dieu lui pardonne son blaspheme .
Que la paix soit sur vout tous , que dieu vous guide …
JE VIENS DE DECOUVRIR CELA SEULEMENT SI TU TE RESPECT TU N AURRAIS JAMAIS ECRIT CELA BREF CE N AI PAS DE LA PITIE QUE J AI POUR TOI TU VAUX RIEN ALORS TU CHERCHE LA PROVOQUE ET BIEN UTILISE TOI COMME EXEMPLE INSULTE TOI MALHEUREU TU N A AUCUNE DIGNITEE BREF PAUVRE QUE TU EST JE TE SOUHAITE UNE BELLE VIE COMME MEME SE N AI PAS MOI QUI TE JUGERA UNE SEULE CHOSE TU ES UNE CARIE DANS CE BON MONDE QUI A ETAIT CREER AVEC TANT DE BELLES DIFFERENCES RESTE SAGE VAUT RIEN
je vais te tué si je te vois un jour tu es que 1 conar qu’il ne sais rien quoi dire sur notre religion,je remerçi le dieu jour et nuit parceque je suis musulman ,haldoulah je suis mieux que toi parceque moi je pense pas comme toi.et si 1 jour moi je brule votre religion ,nchalah un jour je fais sa espése de sall juif
Cordialement et bonne soirée.
Et si je brûle la Mer Méditerranée .
Tu sera brûlé dans les profondeurs de l’enfer .
Alors tu tiens toujours à brûler la Mecque ?
Allez Révele-toi Cavalier des Ténèbres
Du 9 au 14 février 2003, des centaines de milliers de pèlerins convergeront à La Mecque pour accomplir une des obligations fondamentales que tout musulman doit accomplir au moins une fois dans sa vie. Hommes et femmes mêlés, Indonésiens et Français, Américains et Pakistanais, Egyptiens et Maliens communieront ensemble sur le territoire saoudien et célébreront l’unité de l’oumma des croyants, abolissant le temps d’un voyage les différences de nationalités, de races et de classes.
Par Slimane ZeghidourCinq fois par jour, du lever du soleil à celui du croissant, un habitant sur cinq de la planète se déchausse, se lave le corps, étend son tapis de prière et, face à La Mecque, se prosterne. A tout instant, d’un bout à l’autre de la « maison de l’islam », le garçon qu’on circoncit, le couple qui s’enlace, le mort qu’on enterre se tournent vers l’unique ville au monde où l’on ne trouve plus trace d’un seul tombeau ou stèle. Fidèle au rigorisme, l’Arabie saoudite a tôt fait table rase du patrimoine architectural de la Terre sainte, ne laissant debout que le mausolée - caché derrière un grillage en argent doublé d’un épais rideau - du Prophète, à Médine… A Djakarta comme à Buenos Aires, en passant par Delhi, Karachi, Tachkent, Grozny, Paris ou Alger, la moindre mosquée abrite un mihrab, sorte d’abside orientée vers la métropole de l’oumma, la « mère-nation » du Prophète. La chair de l’animal ne devient licite que s’il a été immolé en direction du « Nombril du monde ».
L’horizon quotidien de l’oumma - prière de l’individu, orientation de la mosquée, de l’abattoir et du cimetière - dessine un cercle planétaire autour de La Mecque, elle-même centrée sur la Kaaba, le « Cube » érigé au milieu de la Grande Mosquée. Maison de Dieu, temple de l’humanité, l’édicule recouvert de brocart noir passe, selon la tradition, pour un marchepied du paradis. Il recèle, encastrée en son angle sud, la Pierre de la Félicité, une météorite grosse comme un pain de campagne. Le pain de l’âme. Effleurer, sinon embrasser, ce fragment d’Eden abolit toute souillure. Le premier cercle de gens priant face à la Kaaba forme la Poitrine de l’islam, là où l’on entendrait battre son cœur.
Prier à La Mecque. Un rêve, mais surtout une obligation pour tout croyant en état de l’accomplir. Cinquième et dernier « pilier » de l’islam, après la profession de foi, la prière, le jeûne du ramadan et la dîme (zakat), le hadj (pèlerinage) reste le plus difficile à accomplir. De fait, il ne suffit pas que le croyant soit adulte, sain de corps et d’esprit, disposant d’argent… Encore faut-il que la route soit sûre, qu’elle ne traverse aucun pays en guerre avec le pays d’origine du pèlerin… A cet égard, le XXe siècle aura porté un coup terrible au pèlerinage. Le mur construit autour de l’empire russe, de la Chine, de l’Albanie et de la Yougoslavie, la création d’Israël et le boycottage de l’Afrique du Sud auront privé de hadj près de 100 millions de fidèles. Il aura fallu que le rideau de fer tombe, que l’apartheid soit aboli, que la négociation avec Israël soit entamée pour que La Mecque redevienne le séjour de la maison de l’islam. En un siècle, grâce à la voiture et à l’avion, l’effectif global du hadj a été multiplié par cent, enflant de 15 000 à 1 500 000 pèlerins ! Qu’on imagine donc la population du Grand Marseille, cheminant comme un seul homme, huit jours durant, dans le sable et la rocaille, souvent par 45°C à l’ombre.
Le caractère collectif du hadj en fait un enjeu international. La Mecque a été le point de départ de plus d’une sédition islamique. Aussi, du calife omeyyade de Damas au roi Fahd d’Arabie saoudite, chaque sultan s’en est voulu le protecteur attitré, garant devant l’Eternel d’un pèlerinage « sûr », ouvert à tous. Mais voilà : elle ne peut accueillir tout le monde en même temps. Pour autant, l’organisation du hadj pose un défi constant à la maison des Saoud. Comment accueillir, canaliser, héberger, nourrir, soigner, bref, prendre en charge tout un peuple ? A cette fin, Riyad impose, depuis mars 1988, un quota par pays, à raison d’un visa pour mille habitants. Ainsi, sur un milliard de croyants, La Mecque en reçoit un million, plus un demi-million issu de la péninsule Arabique, non concernée, elle, par la limitation de visas (1).
Echappent également à cette sorte de numerus clausus spirituel l’Europe, la Chine, les Etats-Unis et… Israël. Au tournant de 1978, l’Etat juif, dont près d’un citoyen sur cinq se réclame de l’islam, a trouvé un compromis avec le royaume wahhabite. En vertu de quoi le candidat au hadj s’inscrit d’abord auprès du Conseil supérieur musulman de Jérusalem-Est. Il passe ensuite, par bus spécial, en Jordanie. Amman lui délivre alors un laissez-passer, occultant sa véritable citoyenneté, pour la Terre sainte de l’islam. Avec quelque 900 000 fidèles, la minorité arabe musulmane d’Israël ne devrait, en principe, bénéficier que de 900 visas. Elle en obtient facilement le triple ! En revanche, l’islam renaissant et désargenté de la défunte Union soviétique - celui d’Asie centrale, fort de 40 millions d’âmes, et celui de la Russie, où il représente, soit dit en passant, presque un cinquième de la population - ne peut encore fournir le quota auquel il a droit.
Le hadj se déroule du 8 au 13 du mois de Dhou El- Hidja - « Celui du Pèlerinage » - qui clôt l’année lunaire. Le jour musulman, à l’instar du juif, commence au coucher du soleil, et, le mois, au lever de la lune. Un trimestre avant le jour J, la masse des « invités d’Allah » prend le chemin de Sa Maison. Le visa du hadj ne garantit le droit d’accès, via Djedda, qu’au périmètre sacré - interdit au non-musulman - s’étendant de La Mecque à Médine. Djedda, seuil de la terre permise, tire son nom d’Eve, la « grand-mère » de l’humanité.
Le pélerinage de La Mecque Cliquez sur l’image pour voir les détails de l’illustration Un Guide du pèlerin, imprimé en 40 langues, dont le français, avertit que le visiteur doit s’abstenir durant le hadj, sous peine de sanction allant de l’expulsion à la peine capitale, de critiquer tel ou tel Etat, de susciter la polémique, d’arborer une pancarte, de lancer un slogan politique. On est donc prié de laisser au vestiaire les opinions et les préjugés, les passions, mais également, les vêtements profanes. Et, pour cela, tout a été prévu. Une « cité des pèlerins », à l’architecture futuriste mêlant structures d’acier et toits de toile évoquant les robes des derviches tourneurs, permet à chacun de prendre une douche, de procéder aux ablutions pour se vêtir de l’habit du hadj : l’ihram [1] (voir le lieu n°1 sur l’illustration ci-dessus) le costume « consacré » du pèlerin. Tissé de coton brut, blanc comme neige, vierge de toute couture, il se compose d’un pagne et d’un châle. Ainsi apprêté, l’invité de Dieu entre en état de sacralisation. Il ne doit plus négocier de transaction, se disputer - même à raison -, avoir de relations conjugales, chasser, tuer d’animal, pas même une mouche, couper une plante. Il lui faut se détacher de ce monde pour pouvoir humer le parfum de l’autre.
Puis, l’invité d’Allah saute dans un bus spécial, pour une heure d’autoroute, jusqu’à La Noble Mecque, la Mère des Cités, le berceau du Prophète [2]. Le car glisse sur l’asphalte. A main gauche et à main droite moutonnent des collines mauves, arides comme des casques rouillés. D’immenses panneaux publicitaires alternent avec des appels à la prière : Mitsubishi, Philips, « Allah pourvoit à tout », Sony, Lipton, Sofitel, « Louanges à Dieu ». Et McDonald’s, à l’entrée de la métropole de l’islam, de la ville natale de Mahomet, de la Maison de Dieu !
La Mecque, enfin. Le McDonald’s, debout, tel un vigile, à l’entrée de la ville, rappelle, si besoin est, le XXIe siècle, celui d’une Amérique envahissante jusqu’aux abords de la Grande Mosquée. Face à la Kaaba, une haie d’hôtels - Hilton, Intercontinental - scintille de mille feux : Breitling, Hollywood, Chevrolet, Kentucky Fried Chicken… Rien d’étonnant à cela : le hadj a toujours été un haut lieu du commerce mondial, et ce depuis l’Antiquité. Et Mahomet, au contraire de Jésus, n’a jamais chassé les marchands du Temple, ayant été lui-même guide-caravanier, avant d’épouser Khadija, la riche négociante pour laquelle il travaillait. Le négoce passe ici pour une si noble activité qu’une croyance populaire jure qu’au paradis les élus jouiront d’un jour de souk par semaine où chacun pourra assouvir le besoin de vendre, d’acheter, de marchander.
La Kaaba. Phare de la piété, assailli par une mer humaine démontée, le Cube arbore la kiswah, l’immense houppelande de brocart noir, brodée de fils d’or et d’argent. « Me voici face à toi, Seigneur, me voici ! », clame le pèlerin. Happé par le tourbillon de l’oumma, il gravite sept fois autour de la Maison de Dieu. Le sablier du hadj se met en branle. Le jour J, à l’aurore, le fleuve des invités d’Allah s’ébranle en un gigantesque tohu-bohu d’autobus, de carrioles, d’ambulances et de piétons, le tout survolé par une noria d’hélicoptères de la protection civile. Direction : la plaine d’Arafat, au sud de la cité sainte [4], en passant par Mina [3]. Arafat, la ville éphémère. Elle compte autant d’habitants que Paris intra-muros, et ne dure qu’un jour : des tentes partout, ignifugées, des autoroutes enjambées de viaducs, des drapeaux des cinq continents, des odeurs de curry, de pain chaud et de sueur, une chaleur écrasante et, au ciel, des hélicoptères qui guettent le moindre début d’incendie, le plus petit soupçon d’émeute. Le lendemain, arrêt sur la cuvette de sable brûlé, où Adam le déchu aurait « reconnu » (arafa) Eve. Journée de prière, debout, sous un archipel de guérites. Un jamboree grandiose, où voisinent, tout de blanc vêtus, l’Indonésien et le Maghrébin, le Français converti et l’Albanais reconverti, le Blanc et le Noir, le handicapé et l’athlète, l’émir et l’éboueur. Ferveur et humilité. Le sommet du hadj.
Le soir venu, l’oumma lève le camp d’Arafat. Le cortège entame son retour vers La Mecque. Une halte au vallon de Mouzdalifa [5], afin de ramasser une poignée de cailloux pour lapider la triple stèle de Satan [6]. Arrêt, enfin, au ravin de Mina. En souvenir d’Abraham, l’Invité immole un bélier. Au diapason de la ville sainte, le monde musulman célèbre ce jour-là l’Aïd-el-Kébir, la « Grande Fête » dite du Mouton. Le hadj a pour vocation de ramener le croyant à l’origine même de la Création, de l’homme et de la foi. Outre le souvenir d’Adam et d’Eve, premiers fondateurs de la Kaaba, la tradition y associe Abraham, qui aurait quitté Hébron pour venir y retrouver Ismaël, le fils aîné chassé par Sarah, afin de rebâtir le Temple de La Mecque et d’inaugurer le hadj. D’où le sacrifice du mouton dans le ravin de Mina, là où le patriarche aurait tenté d’immoler… Ismaël, l’ancêtre - biblique - des Arabes. La Mecque, alpha et oméga de l’islam, dernière étape avant le retour, avec le rite des adieux, Tawaf Al Wida’ [7].
Slimane Zeghidour.Culture, Islam, Religion, Arabie saoudite
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Slimane Zeghidour
Grand Reporter à La Vie, auteur, notamment, de La Vie quotidienne à La Mecque, de Mahomet à nos jours, Hachette, Paris, 1989. Prix Clio d’histoire.
(1) Le voyage « le plus long » n’a pas de prix, mais il a un coût : 2 500 euros environ par personne. Outre l’aller-retour en avion et le prix du visa, il faut compter la taxe du hadj — 300 euros environ, que le royaume saoudien prélève en échange des facilités et des services qu’il offre sur place. Enfin, l’hébergement à chaque étape du pèlerinage. Avant de partir, l’Invité de Dieu sait déjà chez qui il va loger, quel bus il doit prendre, à quel contingent se rattacher. Une précaution d’autant mieux acceptée qu’elle répond à un double impératif de confort et de sécurité pour un pays d’accueil aussi exposé que l’Arabie saoudite. Désormais, il n’y a plus de pèlerinage qu’en groupe, organisé via une agence homologuée par Riyad et disposant d’un correspondant agréé sur place.
En fait, on te dit oses le faire
pr aller jusqu’à ces lieux et voir la grandeur de cet endroit peut être dieu fera naitre la croyance dans le coeur. Car dieu peut ammener sur le droit chemin ceux qu’ils désignera.
Pauvre de toi, tu dois être une personne seule, sans rien pour te cultiver pour publier des choses pareils.
En espérant que par quelquonque miracle, tu deviennes intelligent et que tu changes ta façon d’être et de penser, bye.
Il est né ignorant ishallah qu’il mourra musulman >>AMIN
Que dieu lui pardonne son blaspheme .
Que la paix soit sur vout tous , que dieu vous guide …